Le château de Venthône expose

Bourgeoisie de Venthône

Le château de Venthône expose

L’important patrimoine architectural de Venthône comprend de nombreux édifices des XVe et XVIe siècles, mais aussi des bâtiments plus anciens comme le château d’Anchettes, la maison de Platea, la tour Vareilli ou la tour de Venthône, certains inscrits à l’inventaire des sites construits d’importance nationale. Le château de Venthône est propriété de la Bourgeoisie et de la Commune de Venthône.

Une galerie dans le château

Somptueuse demeure médiévale fortifiée, jadis symbole du pouvoir au cœur de la Noble Contrée, le château de Venthône est classé monument historique et a été entièrement rénové entre 1972 et 1978. Depuis plus de 25 ans, le château est utilisé à vocation culturelle et artistique. La salle blanche, toute revêtue de chaux, accueille les expositions organisées par la commission culturelle de Venthône. Chaque année, elle invite cinq artistes qui représentent les techniques les plus diverses, des plus traditionnelles aux plus avant-gardistes, et sont choisis selon la valeur de l’univers que dépeint leur œuvre.

Spectacles et concerts

Le château de Venthône héberge aussi des spectacles, des lectures et des concerts: conférenciers, musiciens et conteurs se relaient dans les salles inspirantes de cette bâtisse ancestrale. Le site www.galerie-venthone.ch vous fournira de plus amples informations sur les prochaines activités au château ou dans le village. Dès le 19 mars 2016, ce sont les œuvres d’Eva Theytaz qui pourront être admirées au château de Venthône.

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Écurie des chèvres et projet culturel

Bourgeoisie de Mase

Écurie des chèvres et projet culturel

Soucieuse de préserver et de mettre en valeur son patrimoine culturel, la Bourgeoisie de Mase entretient ses bâtiments historiques et réalise au cœur du village un parcours thématique de statues retraçant la vie d’autrefois.

La galerie de l’écurie des chèvres

L’écurie des chèvres présente un double intérêt: un intérêt historique tout d’abord, puisqu’elle montre l’importance de l’élevage des chèvres dans un passé pas si lointain. Jusque dans les années 1960, le matin juste après la traite, toutes les chèvres du village étaient amenées à l’écurie où elles étaient prises en charge par le chevrier. Sa tâche était d’emmener le troupeau de chèvres du village brouter dans les pâturages jusqu’au soir. Si la présence des chèvres n’est plus qu’anecdotique de nos jours, l’écurie rénovée a hérité d’une nouvelle fonction artistique: l’écurie des chèvres est une galerie qui expose chaque année de nombreux artistes.

Première sculpture – le chevrier

Le projet de sculptures de la Bourgeoisie de Mase réalise cinq sculptures monumentales en bronze illustrant la culture et la vie d’autrefois. La première de ces statues – représentant un chevrier jouant de la flûte – a été inaugurée le 24 octobre 2015. Quatre autres statues, toutes signées Roger Gaspoz, seront érigées à des points clés du village pour former un parcours thématique entre les principaux bâtiments historiques. L’ancien raccard, aujourd’hui un musée exhibant des objets représentatifs de la vie rurale d’antan, sera la prochaine bâtisse à être rénovée en parallèle au projet culturel des statues.

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Autres projets de la Bourgeoisie de Mase

Sentier forestier du Bochet

Bourgeoisie de Collombey-Muraz

Sentier forestier du Bochet

«C’est quoi cette fleur?», «Comment s’appelle cet arbre?», des questions qui fusent quand on se promène en forêt et qu’on découvre les essences de la région. Rien de tel pour comprendre la forêt que de suivre un sentier didactique qui présente les arbres le long du parcours. La Bourgeoisie de Collombey-Muraz participe au sentier forestier du Bochet, entièrement remis en état en 2015-2016.

Redécouvrir la forêt

Épicéa ou mélèze? Tiens, il y a des sorbiers des oiseleurs par ici? Et ça, c’est un if? De nos jours, nous sommes plus souvent en ville et sur les routes qu’en pleine nature, et nous ne connaissons plus aussi bien la nature qui nous entoure que nos ancêtres. Il est vrai aussi qu’à l’époque, la plupart des métiers étaient liés à la nature, et chacun connaissait son environnement.

Un sentier forestier accessible
à la mobilité réduite

Le sentier forestier du Bochet, réalisé en 1995 pour présenter les essences forestières de la région, a été entièrement restauré en 2015-2016. Il offre une oasis de détente dans les forêts bourgeoisiales au cœur du Chablais. Emprunter le sentier du Bochet, c’est faire une véritable excursion botanique: le sentier et ses supports d’informations fournissent une multitude de renseignements sur la forêt et les différentes essences qui la peuplent et permettent de découvrir la forêt de plaine, également au travers d’activités didactiques et ludiques pour toute la famille. Grande nouveauté, depuis sa restauration, le sentier didactique du Bochet est accessible à la mobilité réduite.

La forêt du Bochet

Vestige de la forêt alluviale liée aux divagations et inondations du Rhône, le site, en grande partie sur territoire bourgeoisial, a conservé des traces de son passé. On y perçoit encore la dépression qui constituait un ancien bras du fleuve ainsi que l’élévation des chemins historiques qui reliaient Illarsaz à Collombey-le-Grand et Muraz.

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Chapelle du Preylet

Bourgeoisie de Mase

Chapelle du Preylet

La chapelle du Preylet de la Bourgeoisie de Mase est un petit chef d’œuvre de l’art des églises de montagne valaisannes. Construite en 1687 et rénovée en 1929, elle résiste fièrement au temps et attend patiemment les randonneurs et fidèles qui prendront la peine de monter jusqu’à elle pour se recueillir ou simplement profiter de la beauté et de la quiétude du lieu.

Sauvegarde du patrimoine bâti

La sauvegarde des bâtiments historiques fait partie des tâches des bourgeoisies. Dans le cas présent, la chapelle a non seulement une importance historique mais aussi une importance religieuse. En Valais, l’altitude sied tout particulièrement aux chapelles, semble-t-il. Et cette petite chapelle de la Trinité, érigée au XVIIe siècle, ne fait pas exception. Il faut dire que les chapelles et autres oratoires situés en altitude offrent un panorama grandiose sur les monts et vallées alentour, profitent du silence de la nature environnante et favorisent le recueillement.

Le lieu est peu connu, et pourtant on gagne à s’y rendre. En partant de Mase, il suffit de marcher une quarantaine de minutes sur le chemin de croix qui monte dans la forêt pour arriver à la charmante chapelle du Preylet.

Et autres édifices significatifs

Mais la Bourgeoisie de Mase compte d’autres bâtiments significatifs qu’elle préserve et entretient, tant pour conserver la mémoire du mode de vie du passé que pour insuffler une énergie puisée de la terre aux habitants de Mase de demain. Au nombre de ces bâtiments comptent la maison de la Bourgeoisie, la maison de l’Ours – qui présente la vie et le travail de nos ancêtres – le moulin et l’écurie des chèvres. La revitalisation du pâturage boisé du Rimble est un autre projet dans lequel s’engage la Bourgeoise.

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Autres projets de la Bourgeoisie de Mase

Clos du Tourbillon

Bourgeoisie de Sion

Clos du Tourbillon

Ce n’est qu’au cours des dernières décennies que le patrimoine de la Bourgeoisie de Sion s’est enrichi de vignes. C’est en fait la fusion entre Bramois et Sion qui a valu à la Bourgeoisie son premier vignoble. Depuis, les acquisitions sont allées bon train et elle possède aujourd’hui 11 hectares de vignes. 

Alors que de nombreuses bourgeoisies ont confié leurs vignes à des viticulteurs privés, celle de Sion a mis sur pied sa propre équipe pour exploiter son domaine viticole. Depuis 2011, elle vinifie une partie de la vendange et a créé la cuvée «Clos du Tourbillon».

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Triage forestier de Martigny-Vallée du Trient

Bourgeoisie de Martigny

Triage forestier de Martigny-Vallée du Trient

Près d’un quart du Valais est couvert de forêts. Et sur le 87% de leur surface, ces forêts remplissent un important rôle de protection. Lieu de ressourcement offrant ses charmes en toute saison, la forêt préserve aussi la biodiversité locale.

Jadis seule source de chauffage et de matériau de construction, les forêts avaient une importance économique majeure et ont de tout temps fait partie des biens communs administrés par les bourgeoisies. Aujourd’hui encore, près de 85% des forêts valaisannes appartiennent aux bourgeoisies qui les entretiennent, les sécurisent et les exploitent pour l’utilité de chacun.

Pour assurer une exploitation économique répondant aux besoins de la population, respectant la flore et la faune et permettant l’entretien des forêts dans une perspective de développement durable, les bourgeoisies ont créé les triages forestiers, de véritables entreprises de proximité qui valorisent le bois prélevé dans la région.

Entretenir les forêts

Le triage forestier de Martigny – Vallée du Trient est une de ces entreprises créées spécifiquement pour gérer les forêts bourgeoisiales. Regroupant les bourgeoisies de Martigny, Trient, Vernayaz, Finhaut, Salvan et Martigny-Combe, il gère 5614 hectares de forêts. Comme les autres entreprises de triage forestier du canton, il entretient les forêts pour qu’elles remplissent tous les rôles qui leur sont dévolus: un rôle social bien sûr puisque la forêt joue un rôle de détente bienvenu pour les randonneurs, cueilleurs de champignons et autres amateurs de plein air.

Un rôle écologique et de protection car l’entretien adéquat de la forêt prévient l’érosion et les glissements de terrain et permet de constituer un réservoir de biodiversité dont la richesse est directement liée à la santé de la forêt. Finalement, les forêts sont productrices de bois de construction, mais aussi de bois de chauffe, une source d’énergie renouvelable essentielle: les forêts fournissent chaque année pas moins de 1,7 million de m3 de bois de chauffage, à peu près l’équivalent en énergie de toute la consommation des ménages valaisans durant une année. Le triage forestier s’occupe également de travaux d’élagage et de bûcheronnage pour les particuliers.

Plus d’infos: www.triageforestier.ch

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Laiterie

Bourgeoisie de Vernamiège

Laiterie

La laiterie de Vernamiège – ou plutôt l’ancienne laiterie – conjugue passé et présent. Elle a fonctionné jusqu’en 1969 avant de cesser son activité. Aujourd’hui devenue un musée, la laiterie illustre la façon dont on travaillait par le passé. Les combles de la laiterie abritent quant à eux un autre témoin du passé: on peut y admirer les costumes traditionnels des différents villages valaisans.

La fabrication du fromage

Lieu vivant et centre de la communauté paysanne jusqu’en 1969, la laiterie cesse son activité faute de livraison de lait suffisante. Cette cessation d’activité témoigne d’un changement qui voit le passage d’une économie d’autarcie à une économie industrielle.

Le bâtiment reste fermé et laissé en l’état pendant 40 ans. À sa «redécouverte», toutes les installations datant des années 1930 sont présentes et illustrent à merveille la façon dont on travaillait alors le lait. De la livraison du lait et la fabrication du fromage au stockage des meules à la cave, le musée présente toutes les étapes de la transformation du lait traditionnelle.

Costumes traditionnels

Les costumes aujourd’hui considérés comme traditionnels avaient par le passé une importance au quotidien. Les tenues de semaine se distinguaient de celles du dimanche, plus somptueuses. Ces costumes, qui se portaient alors tous les jours et en toute saison, réunissent de nombreuses qualités: robustes et pratiques pour les travaux, ces costumes ne se froissent pas, sont agréables à porter et dénotent une certaine élégance. Les costumes sont aussi témoins de l’origine de celle qui le porte: chaque village a en effet son propre costume.

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Chapelles et églises du Val d’Anniviers

Bourgeoisie de Grimentz

Chapelles et églises du Val d’Anniviers

Le Val d’Anniviers compte nombre de chapelles, d’oratoires et d’églises que le randonneur découvre en parcourant le chemin des chapelles. Conçu pour présenter les splendeurs et les richesses du patrimoine anniviard et l’attrayante nature environnante, le chemin des chapelles vous emmène en randonnée de Grimentz à Vissoie en passant par Les Morasses, Mission, Cuimey et La Combaz à la découverte de bâtiments d’église de toute beauté.

Chapelle des Gères

Propriété de la Bourgeoisie de Grimentz, la chapelle des Gères – située à l’entrée de Grimentz – est attestée dans un document de 1429 bien qu’elle date vraisemblablement du XIVe siècle. Dédiée à Saint-Théodule, tout comme d’ailleurs l’église de Grimentz, elle bénéficie d’un charme pittoresque certain que lui confèrent son emplacement isolé dans un site alpestre grandiose et l’élégance de son architecture. Reconstruite au début du XVIIIe siècle et rénovée en 1948, son apparence actuelle doit beaucoup à cette dernière rénovation.

Avec son campanile ajouré et son autel au retable baroque, la chapelle Saint-Théodule des Gères est devenue l’emblème du sanctuaire de montagne valaisan. Il est certain qu’outre sa valeur architecturale et la beauté des œuvres qu’elle abrite, la chapelle compte parmi les bâtiments religieux les plus anciens du Val d’Anniviers.

Nouvelle rénovation

Au vu de l’importance historique, religieuse et architecturale de la chapelle, il n’est guère étonnant que la Bourgeoisie ait investi des moyens importants pour sa sauvegarde. Ce monument du patrimoine anniviard a été rénové pendant deux ans, les travaux respectant tant les détails et les matériaux que les modes de construction à l’ancienne. Inaugurée et bénie en août 2014, la chapelle Saint-Théodule des Gères resplendit à nouveau de son éclat originel.

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Moulin à eau

Bourgeoisie de Grimentz

Moulin à eau

Le confort de la vie moderne offert par des énergies bon marché faciles à obtenir a tendance à nous faire oublier les rigueurs de la vie de tous les jours dans une communauté montagnarde, par exemple celles du Val d’Anniviers. Des bâtiments qui nous semblent aujourd’hui pittoresques – moulin, four banal, scierie, laiterie, abattoir, etc. – ont jadis eu une importance centrale pour l’ensemble de la communauté.

Un vieux moulin tout neuf

De tous temps, le moulin de Grimentz exploite la puissance du torrent pour moudre le grain. En 1999, alors que le vieux moulin n’était plus utilisé qu’occasionnellement à titre de curiosité historique, un glissement de terrain l’a fortement endommagé et même déplacé. Si on s’accorde rapidement sur sa reconstruction, la forme qu’il doit désormais revêtir a soulevé quelques questions: avec une roue verticale à l’extérieur du bâtiment, comme il fonctionnait encore récemment? Ou avec deux roues horizontales au sein du bâtiment, à savoir sa configuration d’origine?

Finalement c’est la forme du XVIIe siècle qui l’a emporté et la Bourgeoisie de Grimentz peut à nouveau présenter fièrement son vieux moulin tout neuf, témoin d’un passé pas si lointain.

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Vin du Glacier

Bourgeoisie de Chandolin

Vin du Glacier

Le Vin du Glacier du Val d’Anniviers est lié aux transhumances des Anniviards: possédant des vignes aux alentours de Sierre, ils séjournaient plusieurs semaines en plaine où ils cultivaient leurs vignobles. Après la vinification en plaine, les montagnards rentraient dans leur village en transportant le nouveau vin à dos de mulet pour l’élever dans les fûts de mélèze des caves fraîches du Val d’Anniviers, à une altitude d’au moins 1200 m.

Le vin qui traverse le temps

La particularité de ce vin est aussi liée à son élevage: le mélèze des fûts et l’oxydation confèrent à ce vin ses arômes caractéristiques. Et comme la quantité du vin contenue dans les tonneaux diminue par évaporation ou par consommation, on tire du vin d’un autre tonneau pour compléter le premier tonneau selon le principe de l’ancienneté. Ainsi, la Bourgeoisie de Grimentz possède quatre tonneaux datant de 1886, 1888, 1934 et 1969. Au printemps, on complète le plus ancien tonneau en puisant du vin dans celui qui le précède, et ainsi de suite pour les autres tonneaux. Finalement, le vin nouveau est versé dans le tonneau le plus jeune.

Rèze et autres cépages

Si le Vin du Glacier ainsi obtenu est un mélange de plusieurs millésimes, il est par la force des choses aussi devenu un mélange de plusieurs cépages. Originellement vinifié à partir de la rèze, un cépage largement répandu en Valais, il a fallu trouver de nouvelles solutions lorsque la rèze a failli disparaître. D’autres cépages traditionnels comme l’hermitage, la malvoisie, la petite arvine ou l’humagne blanc entrent aujourd’hui dans la composition du Vin du Glacier.

Dégustation rarissime

Réservé aux grandes occasions, on ne se servait que rarement dans le tonneau de Vin du Glacier. Et plus le tonneau était ancien, plus l’occasion devait être exceptionnelle. Et comme on ne le déguste que fraîchement tiré, c’est dans le Val d’Anniviers qu’il se boit, et guère ailleurs. Comme toute bourgeoisie anniviarde, la Bourgeoisie de Chandolin possède bien sûr son tonneau de Vin du Glacier. Quant à déguster ce nectar, ça c’est une autre histoire…