La cave de la tour d’Anniviers

Bourgeoisie de Vissoie

La cave de la tour d’Anniviers

Depuis janvier 2009, la Tour d’Anniviers est propriété de la nouvelle commune d’Anniviers, issue de la fusion des anciennes communes d’Ayer, de Chandolin, de Grimentz, de Saint-Jean, de Saint-Luc et de Vissoie. La cave de la Tour reste pour moitié propriété de la Bourgeoisie de Vissoie.

La tour du XIIIe siècle, bâtie tant pour des raisons représentatives que militaires, montre bien que Vissoie constituait alors le centre politique et religieux de toute la vallée. Construction massive en pierre, la tour est classée au rang de monument historique et a été rénovée entre 1982 et 1984. Elle abrite aujourd’hui des expositions et des représentations théâtrales. Chaque année, en juillet, un marché artisanal se tient au pied de la Tour d’Anniviers. Des stands variés et des animations attendent les Anniviards et les hôtes de passage. Dans la cave de la Tour d’Anniviers, on peut admirer la collection de channes de la Bourgeoisie, et notamment les treize channes de taille diverses qu’elle a reçues d’un de ses membres lors de l’assemblée primaire de 2010.

Fusion et indépendance

Le Baillos, l’autre tour de Vissoie, en bois celle-ci, a brûlé en 1880. Une maison a été reconstruite sur son emplacement et porte aujourd’hui le même nom. C’est là d’ailleurs que la Bourgeoisie de Vissoie a son bureau. Si les communes ont choisi de fusionner en 2006, il en a été autrement des six bourgeoises: elles ont opté pour l’autonomie, conservant chacune son indépendance et son caractère. Par ailleurs, les six bourgeoisies collaborent et s’entraident, allant même jusqu’à unifier autant que faire se peut leurs pratiques. En effet, les sujets, les difficultés et les réussites sont souvent les mêmes pour ces six bourgeoisies situées à proximité les unes des autres dans le féérique Val d’Anniviers.

Esprit de solidarité

Vissoie illustre parfaitement l’histoire et la solidarité qui définissent les bourgeoisies depuis le Moyen-Âge: vivant longtemps en autarcie et difficile d’accès – la route carrossable qui relie le bourg à la vallée du Rhône ne date que de 1863 – Vissoie a su imposer son esprit communautaire aux vidômes et châtelains et cultive aujourd’hui encore cet esprit: les recettes de la Bourgeoisie étant modestes, les bourgeois ont choisi de s’acquitter d’une cotisation annuelle pour assurer le bon fonctionnement de l’institution. C’est dire à quel point les bourgeois aiment leur Bourgeoisie!